vendredi 4 mars 2016



The Revenant ★★★ ♡

The Revenanten salle le 24 février 2016, 2h36. Un film de Alejandro  G. Inarritu avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson, Will Poulter, Lukas Haas, Paul Anderson, Kristoffer Joner...


   Après Birdman l’année dernière, le réalisateur mexicain Alejandro G. Iñárritu revient avec son 6ème film et certainement le plus abouti: The Revenant. Un casting de pointe, une équipe technique incroyable, des décors sensationnels… Le cinéaste, qui sait bien s’entourer, ne pouvait que nous offrir une expérience puissante et unique. 
The Revenant relate l’histoire de Hugh Glass qui après s’être fait trahir par son équipe et s’être fait laissé pour mort, fera tout pour se venger. Au delà d’être une oeuvre cinématographique maîtrisée à la perfection dans sa technique, d’avoir un Leonardo DiCaprio au sommet de son art, un Tom Hardy exceptionnel et plus largement un casting irréprochable. The Revenant c’est une immersion totale. On respire avec les personnages, on souffre avec eux. Peu de films et peu de cinéastes arrivent à une telle immersion. Violent, brutal et puissant la scène avec l’ours m’a particulièrement scotché sur mon siège. Le spectateur ne décolle pas le regard, la présence de l’animal en coupe le souffle. Comme si on ne souhaitait pas être repéré. La nature est elle aussi un élément central. Elle n’offre aucun cadeau et se montre hostile, brutale. Un retour à l’animalité.

   The Revenant est foisonnant dans les analyses qu’on peut en faire. Et si on souligne les grandes difficultés qu’on pu éprouver l’équipe du film pour réussir à boucler le long métrage c’est tout simplement parce Iñárritu a mené une expérience unique et difficile. Ne cherchant pas la facilité, le réalisateur a préféré tourner chaque scènes en décor naturel. Ce qui amène obligatoirement un tournage dans la complication puisqu’il y a de nombreuses variables à se préoccuper dont le temps, la lumière, la nuit qui tombe etc. Alors effectivement encenser un film parce que le tournage a pu être éprouvant ce n’est pas juger le film en lui même. Malgré tout The Revenant étant une oeuvre singulière, l’impact de cette expérience a été fortement ressenti en salle par de nombreux spectateurs. Un film ne fait jamais l’unanimité et The Revenant en est la preuve. Si le réalisateur est souvent nommé comme prétentieux, il n’en demeure pas moins qu’il nous livre ici une oeuvre complète et forte, une oeuvre de caractère et animale, une oeuvre difficile à décrire tant les mots nous échappes. La prétention vu par certains, est pour moi la volonté d’amener le spectateur vers quelque chose qu’il n’a encore jamais vu, et qu’il ne pensait pas voir, quelque chose qu’il n’a pas encore expérimenter, qu’il ne connait pas. L’ambition d’Iñárritu est simplement d’amener le cinéma au delà de ces limites qu’on lui donne, contourner les règles pré établies et de prendre des risques. A l’heure où la technologie évolue très vite, le cinéaste réussi le pari d’immerger le spectateur dans la forêt avec ses personnages, et de lui faire ressentir le souffle de Hugh Glass, un souffle dont lui même a du mal a sortir de ses tripes. Le spectateur est là, en apnée devant la brutalité des images. Le dernier plan est saisissant, le personnage respire enfin et nous avec. 
   Chef d’oeuvre certes, mais est-il parfait? Presque parce que sans le petit point négatif, il l’aurait été. Il est difficile de croire que le film qui se veut à se point réaliste puisse utiliser des effets pour les animaux. Et il est d’autant plus difficile d’admettre que ceux ci ne sont pas bien fait. Paradoxal puisque l’attaque de l’ours n’a jamais semblé être aussi vraie, malgré tout la suite n’est pas à la hauteur; la scène avec les bisons m’a particulièrement sortie du film l’espace de quelques secondes. Dommage puisque tout le reste nous plonge dans ce froid, cette forêt et cette neige…

   Haletant et immersif, The Revenant est une oeuvre cinématographique comme je n’en avais jamais vu, une expérience sensorielle et visuelle. Un tel niveau de maîtrise de l’espace est bluffant. J’en ai encore le souffle coupé.






A bientôt entre deux lignes . Xo ☾ℳ  




1 commentaire:

  1. PO PO PO ce film ♥
    franchement comme toi la scene de l'ours m'a scotché a mon siège, je souffrais avec Hugh Glass, j'avais peur pour lui..
    et les paysages plus que magnifique !!! Si les effets auraient été mieux tout aurait été PARFAIT!!!!! la performance de Leonardo est l'une de ses meilleurs tout ce passait dans ses expressions, pas besoin de dialogue on lisaient tout sur son visage ♥ j'adore la scène ou avec l'indien il tire la langue pour manger la neige!

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