Le Festival du Cinéma Américain de Deauville
Au mois de septembre j’ai eu l’opportunité de me rendre à Deauville pour le festival du cinéma Américain. Je m’y suis rendue pour le week-end d’ouverture et en deux jours j’ai pu voir 5 films et assister à une conférence de presse. Les accréditations sont payantes; même sans être de la presse ou être un professionnel vous pouvez en avoir (vous n’aurez simplement pas le même accès aux évènements mais vous pourrez rentrer dans les trois salles de projections: le C.I.D, le Casino et le Morny).
J'ai eu la très grande chance d'assister à la conférence de presse de Laura Dern le samedi matin. Une magnifique rencontre où l'actrice a répondu à chaque questions. Bienveillante et généreuse, elle ne sait pas contenté de répondre pour "oui" ou par "non", et lorsqu'est venue la question sur la place des actrices à Hollywood elle nous a tout simplement parlé de sa fille, de sa mère et de sa vision à elle. Bien évidemment une conférence de presse de Laura Dern sans mentionner David Lynch ne serait pas une vraie conférence de presse. Son influence en tant que réalisatrice vient indéniablement de ses rencontres professionnelles et des personnes avec qui elle a pu travailler, David Lynch est un maillon essentiel de sa carrière et de sa vie. Véritable cinéphile, Laura Dern nous a également mentionné Hiroshima mon amour et surtout Amour de Michael Haneke lorsqu'on lui a demandé un film qu'il fallait vraiment voir. Elle nous a d'ailleurs confié rêver de tourner en Europe et notamment sous la direction du grand Pedro Almodovar - avec qui elle ferait sans aucun doute des étincelles.
Passionnée et passionnante je serais restée longtemps à l'écouter parler des tournages avec David Lynch, de son amitié avec Reese Witherspoon ou encore de l'entendre engueuler les mouettes parce qu'on ne s'entendait plus. Magnifique expérience, Laura Dern est sublime et captivante.
De plus le festival de Deauville permet de faire de belles rencontres: les personnes avec qui j'ai partagé ce week-end et que je remercie une nouvelle fois pour leur hospitalité, leur gentillesse mais aussi les bons moments de débat sur le cinéma ainsi que les fou rires. Mais Deauville c'est aussi croiser les membres du jury au détour d'une rue... Ainsi j'ai pu rencontrer Michel Hazanavicius, Pio Marmaï, Alice Winocour, Charlotte Le Bon, Astrid Bergès-Frisbey, Emmanuelle Devos, Benjamin Biolay, Clotilde Hesme ou encore Bérénice Béjo. Bref des professionnels accessibles qui, dans l'ensemble, ont toujours acceptés avec joie une photo ou répondre à des questions.
Je garde de très beaux souvenirs ; les commentaires de Pio Marmaï sur mon tee shirt Jurassic Park, la timidité d'Alice Winocour et sa spontanéité sur la photo, la gentillesse d'Astrid Bergès-Frisbey, le naturel de Pio Marmaï, le snobisme de Benjamin Biolay, la générosité de Jeff Goldblum... bref de belles rencontres.
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Les Films
Mary - Marc Webb - ★★★★ ♡
Mary est sans doute le film qui m'a le plus émue du festival et pourtant c'est sur ce film que j'ai le plus de mal à écrire tant la performance des acteurs est juste et l'histoire prenante et bouleversante. Mary c'est une jeune fille surdouée qui aime faire des maths et qui se retrouve avec son oncle depuis la mort de sa mère. Lorsqu'elle ira à l'école, sa maîtresse y verra son potentiel et dès lors le questionnement sur l'accès à une école plus "prestigieuse" se fera. Chris Evans ne m'a jamais semblé plus émouvant et son alchimie avec Mckenna Grace transcende l'écran. Cette dernière joue avec un naturel qui amène le spectateur à ce demander si l'actrice n'est pas elle même surdouée. Un coup de coeur.
| Marc Webb sur scène pour présenter son nouveau film Mary |
47 Meters Down - Johannes Roberts - ☆
Je me demande comment et pourquoi en 2017 on produit encore ce genre de films... Le réalisateur se moque éperdument des spectateurs en nous donnant à voir un film totalement ridicule et vide aussi bien sur la forme que sur le fond. Cliché au possible, 47 Meters Down c'est l'histoire de deux soeurs, dont l'une vient de se faire larguer, qui vont passer des vacances au Mexique. Évidemment la première est raisonné, l'autre -la plus jeune bien sur- est irréfléchi et impulsive, les clichés encore et toujours. Elles rencontreront deux mexicains qui vont vouloir se faire de l'argent et les amènent donc voir des requins en pleine mer, le but étant de se mettre dans une cage. Comme le titre l'indique tout ne va pas se passer comme prévu, et les deux jeunes femmes vont se retrouver à 47 mètres sous la mer dans la cage avec des requins qui leur tournent autour. Le scénario est mauvais, les répliques sont d'une débilité sans nom, les acteurs ne sont clairement pas dedans (et pourtant j'aime Mandy Moore), quand aux effets spéciaux l'impression de voir un téléfilm sur TF1 un mardi après-midi n'a jamais été aussi fort. Le twist final est gratuit et prend le spectateur pour un abruti. Seul la musique fait le travail en apparaissant aux moments angoissant pour augmenter le suspens. Mauvais!
Good Time - Josh et Benny Safdie - ★★★
Correct et intéressant sur le sujet abordé, Good Time ne décolle pourtant jamais vraiment et se répète tout au long du film. Les acteurs sont bon, mention spéciale pour Robert Pattinson qui prouve une nouvelle fois qu'il peut tout jouer. Correct mais pas exceptionnel.
Intéressant dans sa forme, son fond est également singulier et profond. David Lowery prend le parti pris d'introduire son fantôme dans sa forme la plus symbolique: un simple drap sur l'être qui vient de mourir. Le format est également dans la symbolique; à l'image d'une photo Polaroïd le film est un souvenir. On ce place du côté du mort qui fait lui aussi son deuil. De belles images, des acteurs dans la justesse, le spectateur est libre d'interpréter le film comme il le souhaite, le réalisateur ne craignant pas de l'ennuyer avec ses plans long. C'est beau et déroutant, à voir.
Pour son premier long métrage, Matt Spicer décide de traiter le sujet de la dépendance aux réseaux sociaux et cible son propos sur Instagram. Ingrid "stalke" une femme qui l'inspire mais va trop loin en la prenant pour sa meilleure amie. Elle ira jusqu'a se créer une vie, tout dans l'apparence pour devenir quelqu'un d'autre. Un réel problème aujourd'hui avec l'émergence de ces réseaux qui mettent l'accent sur le "m'as-tu vu". Une photo n'étant qu'un aspect que l'on souhaite montrer, la jeune femme ne voit plus les limites de la réalité de celle de la fiction. Un film qui pourrait être un documentaire, Matt Spicer nous dénonce cette génération qui ne se voit que par les réseaux. La fin est légèrement décevante mais ne retire pas le propos intelligent du film. A voir.
| Le producteur du film Ingrid Goes West sur scène pour présenter le premier long métrage de Matt Spicer |
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L'expérience Deauville
Deauville est une ville magnifique que j'avais déjà eu la chance et l'opportunité de visiter il y a 2 ans. J'y suis retournée en septembre 2017 avec un tout autre objectif: voir des films en compétition au Festival du Cinéma Américain. Et même si j'avais déjà visité la ville, j'y ai découvert plein de nouveaux endroits, testé un resto italien et vu des films au C.I.D et au Casino. Une opportunité rare que je ne pouvais pas laisser passer. C'est donc avec mon amie Adélaïde que je me suis rendue à Deauville. En arrivant on ne peut pas passer à côté de l'évènement qu'est ce festival: des affiches placardées absolument partout rappel que Deauville, le temps d'une semaine, est LE lieu de rassemblement pour les amoureux du cinéma.
Le Festival du Cinéma Américain de Deauville faisait partie depuis de nombreuses années des festivals de cinéma que je rêvais de faire. Aujourd'hui j'ai concrétisé ce rêve et je compte réitérer l'expérience l'année prochaine. En effet faire le festival sur uniquement un week-end a été incroyable et très riche en terme de rencontres, mais tout semble trop court et j'espère bien pouvoir le refaire sur la durée totale du festival.
Deauville est une ville magnifique chargée d'histoire qui mérite qu'on la regarde même lorsque le festival est terminé.
Ayant fait quelques Festivals de Cinéma je peux aujourd'hui affirmer que celui de Deauville fait parti de mes préférés. Rien à voir avec le snobisme que peut -parfois- avoir Cannes, et ayant une magnifique programmation. J'ai pu y voir cinq films très différents les uns des autres et je ne peux que vous conseillez de les voir (sauf peut être 47 Meters Down que j'ai clairement détesté).
En espérant vous refaire un article sur Deauville l'année prochaine.
Deauville est une ville magnifique chargée d'histoire qui mérite qu'on la regarde même lorsque le festival est terminé.
Ayant fait quelques Festivals de Cinéma je peux aujourd'hui affirmer que celui de Deauville fait parti de mes préférés. Rien à voir avec le snobisme que peut -parfois- avoir Cannes, et ayant une magnifique programmation. J'ai pu y voir cinq films très différents les uns des autres et je ne peux que vous conseillez de les voir (sauf peut être 47 Meters Down que j'ai clairement détesté).
En espérant vous refaire un article sur Deauville l'année prochaine.
Deauville c'est comme Cannes, on voit des films toute la journée, on rencontre pleins de gens
mais à la différence de Cannes, rien n'est snob, on respecte la magie du cinéma.
A bientôt entre deux lignes. ☾ ℳ











Coupiiiiine ♥ superbe article comme toujours, très belle mise en page !
RépondreSupprimerJe suis impatiente de voir Mary, je l'ai attendu attendu mais il n'est malheureusement pas sorti dans mon cinéma et je suis bien déçue! Ce qui est de celui que tu as detesté c'est obligé que je ne le verrais pas et je pense bien voir quel genre de film c'est..
comme toujours tes photos sont superbe ! J'espère avoir un jour la chance de participer a un festival et qui sait peut etre avec toi?